Et si le coaching mental répondait au stress des ados ? Longtemps réservé aux athlètes de haut niveau, aujourd’hui tous les juniors semblent concernés. Le stress des adolescents est un sujet à la une de l’actualité avec des chiffres critiques : de 17% en 2005 à 35% en 2014, le pourcentage des jeunes exposés au stress et au syndrome d’épuisement vient d’atteindre 47% (Enquêtes Ipsos Santé menées pour le compte de la Fondation Pfizer).

La prévention des comportements à risques chez les adolescents fait partie des priorités de la Fondation Pfizer pour la santé de l’enfant et de l’adolescent.

Je vous livre ces deux extraits tirés du document en lien ci-dessus à télécharger au format PDF.

A propos des principaux risques encourus selon les ados :

76% sont liés à la violence, 53% aux addictions (drogue, alcool), 13% au chômage, 11% à la dépression, 11% à l’échec scolaire, 8% aux rapports sexuels.

A propos des mécanismes majeurs conduisant à l’adoption de ces comportements à risques :

33% des jeunes pensent que la vie est triste sans sensations fortes, 28% des jeunes aiment le danger, 28% estiment que fumer du cannabis n’est pas grave, 35% ont du mal à dire NON à leurs amis.

 

Si l’inquiétude est légitime pour les parents, une prise de conscience de cette réalité des risques psychosociaux (Stress, burn-out, harcèlement) affectant aujourd’hui le monde de l’adolescence s’impose d’elle-même. C’est à partir de cette prise de conscience, qu’une réflexion constructive pourra aboutir à des formats de prévention adaptés.

Longtemps réservé à la réussite des athlètes et sportifs de haut niveau, la question du transfert des principes et techniques du coaching mental à la réussite scolaire se pose. Entre motivation à aller de l’avant et réalité contextuelle, où en sommes-nous et comment pouvons-nous agir en soutien efficace ?

Rappelons la définition du STRESS donnée par l’Agence européenne pour la santé :

« Un état de stress survient quand il y a un déséquilibre entre la perception qu’une personne a des contraintes que lui impose son environnement et la perception qu’elle a de ses propres ressources pour y faire face. »

Le processus d’évaluation des contraintes et des ressources est donc d’ordre psychologique, d’ordre cognitif ajouterais-je ! (Cognitus = Connu, reconnu en pleine conscience). Partant de nos facultés à reconnaître les événements, situations, freins et ressources, il devient possible de les analyser pour mieux les évaluer, puis d’en décider les axes d’amélioration.

Rappelons quelques CONSÉQUENCES DU STRESS SUR LA SANTÉ : (Source Brun Jean-Pierre, chaire en gestion de la santé et de la sécurité au travail – Université de Laval, Québec).  Elles concernent d’évidence tant les socioprofessionnels que les étudiants.

– Conséquences physiques :

Migraines, Problèmes de sommeil, Tensions musculaires, Problèmes de poids, Désordres gastro-intestinaux, Hausse de la tension artérielle, Allergies,  Hausse du taux de cholestérol, Affections dermatologiques.

– Conséquences psychologiques :

Humeur dépressive, Désespoir, Ennui, Anxiété, Pertes de mémoire, Insatisfaction, Frustration, Irritabilité, Découragement, Pessimisme.

– Conséquences comportementales :

Absentéisme, Toxicomanie, Consommation abusive de médicaments, Problèmes sexuels, Impatience, Agressivité, Troubles alimentaires, Baisse de créativité et d’initiative, Problèmes de relations interpersonnelles, Sautes d’humeur fréquentes, Contacts superficiels, Diminution de la tolérance aux frustrations, Désintérêt, Isolement.

 

Quel cadre de contraintes pour les adolescents ?

  1. Réussir, réussir, réussir : Le stress scolaire est reconnu, parfaitement bien vécu pour certains, moins bien ou très mal supporté pour d’autres. Sans coaching mental, dur-dur !
  2. Devenir soi en se confrontant aux regards des autres : La socialisation est un processus particulièrement sensible, complexe, parfois redoutable pour l’ado, adulte en devenir. Il s’agit d’apprendre à gérer simultanément : – son image personnelle – l’image de soi donnée aux autres – l’image de soi induite par les autres.

 A force de se vouloir « Liké(e) », le risque de se dissocier de soi pour privilégier la quête de l’estime de l’autre est un danger à évaluer en toute objectivité. « Aime toi et les autres t’aimeront » serait à mon sens une alternative plus judicieuse à proposer ! Sans coaching mental, dur-dur !

  1. S’orienter, intégrer un cursus métier tout en ignorant la plupart du temps « ce pour quoi l’on se sent fait » : L’engagement et l’expérimentation restent les seules issues probables. En leur ajoutant la notion de possible réajustement (« Il sera toujours temps de changer d’avis » en phrase-ressource conseillée), l’orientation devient plus confortable, rassurante et enthousiasmante à vivre ! A l’opposé, la menace d’impossibilité à modifier un parcours d’apprentissage quel qu’il soit, est à elle seule un facteur hautement anxiogène et stressogène. Sans coaching mental, dur-dur !

 

Paroles révélatrices d’une situation de crise :

Paroles d’ados les plus souvent entendues : « Cela m’est égal »; « Je n’en ai rien à faire »; « Je n’ai envie de rien »; « Je ne veux pas me lever pour aller à l’école »; « Je suis nul »; « Je n’y arrive pas »; « Je suis méchant »; « C’est de ma faute »;  » Personne ne m’aime »; « Mes parents ne m’aiment pas »; « C’est trop dur »; « Je ne comprends rien »; « Je ne sais pas, je ne me rappelle pas »…

Paroles de parents les plus entendues : « Il n’est plus comme avant »; « Je ne le reconnais pas »; « Il n’est jamais content »; « Il n’est jamais d’accord »; « Il est méchant »; « On ne peut jamais lui faire plaisir »…

 

Quel cadre de ressources pour les adolescents ?

Un peu de souplesse, une communication empathique, beaucoup de respect, et tout ira mieux ! Je m’explique.

En m’appuyant sur mes 20 années de pratique en coaching mental et thérapie comportementale auprès d’adultes, d’enfants et d’adolescents, et d’enseignement en techniques de gestion du stress et prévention des risques psychosociaux dans le monde du travail, mon constat est irréfutable. C’est celui d’un furieux manque en matière de savoir être, lié à une méconnaissance de soi et surtout à une méconnaissance de notre fantastique mécanique cérébrale. S’il est vrai que certains marchands de rêve ou gourous mal intentionnés habitent la sphère du développement personnel, il n’en reste pas moins vrai que les apports des neurosciences cognitives et comportementales modernes nous éclairent de façon pragmatique à propos de nos systèmes de perception et de cognition et leurs formidables potentiels. Le monde du sport de haut niveau par exemple, a su tirer profit de ces apports précieux en coaching mental pour cultiver les principes de réussite et de performance.

  1. Un peu de souplesse : Issu du verbe latin « Stringere » signifiant « rendre raide, serrer, presser », le stress s’oppose ainsi aux ressources de tolérance et d’acceptation d’un processus vital qui consiste à considérer que tout est évolution permanente et que de ce fait, toutes nos capacités sont vouées à une amélioration possible en gage d’adaptation à l’environnement. Le principe de tolérance tient d’un processus cognitif car il s’appuie sur la capacité à relativiser (réflexion/anticipation). Il s’apprend !
  2. Une communication empathique : L’empathie est un concept défini et initié par Carl Rogers dans son Approche Centrée sur la Personne (ACP) dont je suis fan depuis toujours. L’art d’écouter sans juger pour ensuite envisager de communiquer (mettre en commun), d’échanger ressentis, modes de pensée et agissements, est à mon sens le bien le plus précieux à offrir et à recevoir. L’empathie n’est en rien la capacité de se mettre à la place de l’autre (mission impossible), mais plus précisément de se mettre à la portée de l’autre, là est toute la sublime dimension accordée à une communication qui tient compte de la perception de l’autre accompagnée de ses réponses cognitives. Est-il utile de rappeler ici que nous ne percevons pas de la même façon les informations sensorielles provenant de notre environnement, et que de ce fait, notre fabrique à penser (le cortex) fonctionne de manière unique et individue. C’est à partir de cette réalité cognitivo-comportementale qu’il sera possible d’introduire le respect. Elle s’apprend !
  3. Beaucoup de respect : Mon mot préféré, le respect. Pour certains, un principe humaniste (voir idéaliste), pour moi, un principe existentiel, tout simplement. Il ne peut cependant naître que de la modélisation, car l’humain en voie de développement, encore profondément archaïque dans ses processus d’assouvissement (même s’il a abandonné le cannibalisme dans la plupart de nos contrées…) démontre régulièrement qu’il est prêt à bouffer l’autre, craignant d’être dévoré à son tour ! L’animal en nous est bien présent, en opposition à des besoins cognitifs d’équité, de civisme, d’éthique et de réussite sociale. Dans le groupe, le respect est un moteur de solidarité et la solidarité est un moteur de réussite à la fois individuelle et collective. Rien de plus à démontrer. Tant vaut l’homme, tant vaut l’action… le respect de soi s’apprend !

 

Et tout ira mieux !

Je n’ose ajouter… dans le meilleur des mondes, car justement, notre monde n’est pas des meilleurs.  Il tend juste vers une évolution constructive, en dépit de tant d’aléas, tant de drames et d’épreuves de plus en plus médiatisés. Là est le vrai danger.

Comment garder espoir ? Je préconiserai volontiers le tri sélectif ! Celui dont seul est capable notre cortex doté, je le rappelle encore, de la faculté de traitement conscient de 5 à 9 informations en simultané (informations visuelles, auditives, kinesthésiques, olfactives, gustatives).

A cela, j’ajoute que l’inconscient ou mémoire sensorielle, perceptuelle et émotionnelle (dont la capacité de stockage est connue depuis 1999 pour être illimitée) ne fait pas la différence entre la réalité et le virtuel. Oui, c’est importantissime de se le dire, de se le rappeler et de le faire savoir !

Seules nos capacités cognitives (conscientes, sélectives, limitées) peuvent distinguer le réel du virtuel. Sous stress, nos capacités cognitives s’amenuisent encore (c’est scientifiquement démontré) et la tendance penche alors vers le virtuel comme seule option existentielle. Tous les principes de manipulation mentale s’appuient sur ces connaissances pour faire la place belle au virtuel et faire taire le réel (NTIC, jeux vidéos, médias sociaux, etc.).

 

Tout ira mieux si nous nous affairons à privilégier, développer et nourrir :

des valeurs, telles que le respect de soi, des autres dans leur différence, la solidarité, la gratitude, l’humilité, l’écoute empathique et la communication relationnelle bienveillante…

des croyances positives et constructives issues de la plasticité cérébrale et de ses incroyables potentiels d’amélioration en termes d’apprentissage, de mémoire, de concentration, créativité, combativité, adaptation, motivation, ambition et réussite…

des besoins fondamentaux, communs à tout mortel, et qui selon notre cher Abraham Maslow, jamais démodé, répondent toujours à sa célèbre Pyramide. Partant des besoins physiologiques et de survie, puis des besoins d’abri et de sécurité, il s’agit  ensuite d’une quête d’appartenance, à une famille, un groupe, une société, doublée d’une quête d’affection, puis de satisfaire à des besoins d’estime et de reconnaissance par le statut, pour enfin évoluer vers la satisfaction de besoins d’affirmation de soi, de réalisation et d’accomplissement.

En conclusion, rien n’est jamais acquis. Et c’est tant mieux, car tout espoir est permis !

 Par un précieux apprentissage de soi, soutenu de connaissances, valeurs, méthodes et techniques adaptées, issues du coaching mental, éthiques et scientifiquement validées, il est aujourd’hui démontré que nous pouvons tous accéder, et à tout âge (pardon du peu !), à nos formidables capacités d’adaptation, de résilience, d’apprentissage, de créativité et de combativité en dépit de tout contexte limitant.

Le champ des possibles est définitivement ouvert, qu’on se le dise !

Pour illustrer cet article, je vous invite à visionner cette courte vidéo, peut-être ou certainement plus parlante que l’ensemble des mots offerts à votre bienveillante attention. La réalité de plein fouet, ça réveille les sens et redonne du sens au vécu !

Dans le cadre de son programme « Prévention Ados », la Fondation Pfizer a réalisé le film « La Meute », à partir du scénario écrit par les lycéens du Lycée Léonard de Vinci à Nantes, élu « Coup de Coeur des Jurys ».

 

Je suis et reste à votre disposition pour évoquer, communiquer, partager sur le sujet et tant d’autres vous touchant plus personnellement.  FORMULAIRE DE CONTACT.