Les apports des neurosciences sont révolutionnaires !

Qu’on se le dise, notre cerveau est plastique, malléable, évolutif, à tout âge.

Cette nouvelle est éblouissante, et plus encore… Nous ne subirons plus jamais le dictat de l’ignorance, les croyances limitantes sont dégagées, laissant libre et accessible à tous, l’accès à cette fabuleuse autoroute de l’optimisme !

Si les personnes croyantes ont toujours entretenu une foi intuitive dans la réalisation de miracles, aujourd’hui, les recherches de pointe à propos du fonctionnement cérébral nous alimentent d’une technologie scientifique, pour comprendre cette fabuleuse mécanique systémique qu’est le cerveau humain et ses formidables ressources.

Chez l’Humain, le déterminisme génétique est dépassé par les bénéfices de la stimulation sociale dont l’instruction reste la clé. Entendons par instruction, tous facteurs extérieurs agissant comme autant de sources d’apprentissage accompagnées de réponses émotionnelles positives.

Sous stress, l’excès de cortisol inhibe les connexions synaptiques du cortex cérébral, réduisant ainsi le phénomène de plasticité résultant de l’engrammage d’expériences sensorielles nourricières et stimulantes.

 

Les recettes sont finalement assez simples, en théorie comme toujours ! Partageons-les cependant, afin de les mettre en pratique.

Pour un mental en santé, il est importantissime :

  1. d’échapper à la routine… et de créer des situations nouvelles favorisant l’apprentissage.

En d’autres termes, il s’agit d’utiliser sa créativité, son imaginaire, pour renouveler le stock d’informations connues et maîtrisées, puis de rendre le quotidien « surprenant », « épatant », « amusant », « réjouissant », quitte à prendre le risque de découvrir !

  1. d’échapper à la surinformation… ou surabondance d’informations.

Notre cortex (fonction consciente), rappelons-le encore ici, ne traite qu’un maximum de 9 informations sensorielles en simultané, et exécute un tri sélectif permanent. A force de sollicitations, il peut lui arriver de bloquer l’accès cognitif par effet de saturation et en réponse à un processus d’autocensure naturel (l’imprégnation reste effective sans que la prise de conscience ne soit efficiente… c’est l’exemple du collègue de travail qui aura transmis une information alors que son interlocuteur lui soutiendra plus tard : « Non, tu ne m’as jamais dit ça…je m’en souviendrais ! « ).

  1. d’éviter l’usage chronique de psychotropes (somnifères, tranquillisants).

S’ils peuvent représenter une aide efficace ponctuelle en phase aigue de stress, ils modifient en effet le fonctionnement cérébral et fragilise sa plasticité. Préférons alors des méthodes alternatives naturelles. Les disciplines et pratiques en respiration consciente, visualisation constructive, libération émotionnelle, soins énergétiques, détente et relaxation, yoga du rire et bien-être global sont aujourd’hui vulgarisées et accessibles à tous.

  1. de mettre son corps en mouvement.

Nous le savons pour l’avoir entendu et réentendu inlassablement, 10 minutes quotidiennes de marche à pied suffisent à notre hygiène neuromusculaire… et mentale. Possiblement remplacées par 10 minutes de stretching, de yoga, de gym énergétique (voir ou revoir : les 5 tibétains), d’aérobic ou de danse, de zumba, et autres…

  1. de nourrir nos neurones miroirs, siège de la socialisation et de l’empathie.

Les relations humaines, même conflictuelles, nous mettent à l’épreuve de l’adaptation.

Ainsi, nous sommes aujourd’hui certains qu’il existe un phénomène d’entraînement cérébral dans le fait de se confronter aux autres et à  leurs différences. Notre cerveau se réjouit alors de ces fantastiques opportunités d’observation, d’analyse, de réflexion, d’anticipation, de décisions de consensus ou de rupture de communication… Autant d’expérimentations sociales fort riches en terme de positionnement identitaire et consolidation de choix cognitivo-comportementaux salutaires.

 

En conclusion, notre cerveau n’est pas un muscle… cependant, son fonctionnement lui confère la nécessité évidente d’être constamment stimulé, entraîné, mis à l’épreuve et récompensé ! Surtout, récompensé…

 

Je vous invite à partager cette conférence de Pierre-Marie Lledo, directeur de recherche à l’institut Pasteur (Unité Perception et Mémoire) et au CNRS (Gènes, synapses et cognition). Il explore sans relâche le fonctionnement de notre cerveau, ses possibilités d’adaptation et de régénération. Il est également professeur invité à l’Université d’Harvard aux Etats-Unis et travaille notamment sur l’interface cerveau-machine. Son parcours a été salué par de nombreux prix dont celui de l’Académie Nationale de Médecine en 2005.