Un cerveau pour vivre et s’adapter, nous en sommes tous dotés ! Maintenant, reste la question « comment l’utiliser à bon escient ? » J’ai l’envie de partager ici quelques données pour clarifier les questions récurrentes liées au processus de résilience : « Pourquoi me suis-je laissé(e) déborder par mes émotions ?, « Comment n’ai-je pas pu me contrôler à ce moment-là ? », « Comment mes impulsions et compulsions prennent le dessus sur mon mental ? »

Rappels et fondamentaux

Il semble intéressant d’aborder le sujet de la résilience en rappelant que la différence entre l’homme et l’animal se situe principalement dans la capacité de l’être humain à utiliser ses fonctions cognitives pour toute production de comportement dit « socialement » adapté, assurant simultanément la « préservation de son équilibre ».

Qui se sert pleinement de ses fonctions cognitives, et qui s’intéresse à les développer tout au long de son parcours existentiel ? Peut-être que le défaut de connaissances à propos de la fabuleuse mécanique cérébrale explique que nous soyons si nombreux à ignorer la question de l’intérêt d’un développement mental tout au long de la vie ! Les conséquences sont cependant bien connues puisque « l’animal en nous » s’exprime plus souvent que le « cognitif en nous »… Il n’y a qu’à se regarder, ou observer alentours !

« L’animal en nous » se loge dans les système limbique et reptilien de notre cerveau, nommé également « inconscient ». Cet appareil sous-cortical est doté de milliards de neurones dont la capacité de stockage est illimitée. On l’appelle communément « mémoire profonde ». Toutes nos expériences, passées et présentes, définies en terme de stimuli sensoriels (visuels, auditifs, kinesthésiques, olfactifs, gustatifs) génèrent des réponses émotionnelles, elles-mêmes à l’origine de comportements d’adaptation – inhibition.

Ainsi, notre vécu émotionnel (véritable baromètre interne – ou – météo des émotions !) produit et libère en permanence des ondes de fréquences électromagnétiques, de polarité négative, positive ou neutre offrant l’opportunité d’accéder au processus de résilience (Cf. Boris Cyrulnik, médecin psychiatre). Selon leur intensité électrique et leur polarité ionique, elles agissent sur la qualité du filtrage synaptique, autorisant ou pas, l’accès à l’espace cognitif de notre cerveau, autrement appelé « conscience« .

Ce dont nous sommes sûrs et certains aujourd’hui, c’est que plus un individu est apaisé, confiant, sécurisé, plus son mécanisme de filtrage synaptique est écologique pour sa santé.

C’est ça la résilience !

Au mieux une « population de neurones » est apaisée par son propre système d’auto-régulation, au mieux elle alimentera sa chaîne synaptique en produisant des réponses à la fois chimiques, biologiques, hormonales, physiologiques et comportementales congruentes. Un joli résumé métaphorique !

Mais alors, comment  agir pour apaiser des populations de neurones malmenées ?

La réponse vous est ici dévoilée : il s’agit de solliciter le mental, siège de nos fonctions cérébrales cognitives.

 

L’homme qui ajuste sa pensée pour traiter ses émotions se soigne (principe de résilience)  

Tout travail en coaching mental permet de réguler les comportements compulsifs. Tout ce qui aide la pensée permet de développer des comportements d’adaptation et d’évolution.

Ainsi, les bénéfices des thérapies brèves (Thérapie Cognitive et Comportementale – TCC, Hypnose Ericksonienne, Sophrologie, Visualisation Constructive, etc.) et des thérapies énergétiques (Yoga de la Respiration, Yoga du Rire, Méditation contemporaine, Reiki, Biomagnétisme, etc.) s’appuient sur un travail offert à tout un chacun en autorégulation émotionnelle, gage d’équilibre global (corps-cœur-mental).

 

STIMULUS-RÉPONSE :

Tous nos vécus sensoriels génèrent des réponses émotionnelles, générant à leur tour des comportements-réponses (mentales et / ou comportementales) d’adaptation ou d’inhibition. C’est là que cette mécanique cérébrale vaut le détour en terme d’apprentissage, et à tout âge !

Nous le savions, l’ignorions, ou le découvrons… Il est cependant importantissime de le rappeler. C’est de la manière dont nous « engrammons » nos vécus sensoriels, que dépendra la polarité et l’intensité de nos réponses émotionnelles… En effet, ce qui va plaire à untel, déplaira à d’autres ! Il s’agit bien d’un principe d’encodage émotionnel tout à fait personnel et individu. La question du stress est alors logiquement associée à la manière dont chacun « engramme » son expérience !

Là où une insulte va provoquer le rire chez quelqu’un, un autre va s’effondrer ou réagir en virulence verbale ou comportementale… Là où une effusion émotionnelle va apaiser quelqu’un, un autre va la rejeter, se sentant envahi et dépossédé de son libre-arbitre… Enfin, rien n’est simple, ni dans les affects, ni dans les comportements, encore moins dans la communication verbale et non-verbale !

Ce qu’il faut retenir : Notre cortex -traitement conscient du vécu sensoriel et émotionnel stocké en mémoire limbique – détient des clés et des verrous, uniques à chacun d’entre nous, et bien évidemment encodés de manière unique à chacun d’entre nous !

Ainsi, pour y accéder, nous aurons le choix entre l’auto-thérapie ou l’intervention d’un expert, praticien en thérapie cognitive et comportementale, hypnothérapie ou toute autre solution thérapeutique alternative, non-médicamenteuse tant que cela est possible…

Et ce qu’il faut retenir par-dessus tout, c’est que nous possédons tous la possibilité d’évoluer, de nous prendre en soin, de nous guérir et de nous épanouir. Et qu’à défaut d’accès à une « mentalisation » efficiente, la place est libre aux compulsions, impulsions, etc.

 

RECONNAÎTRE POUR RENAÎTRE :

Le cerveau cognitif est fait pour gérer notre histoire de vie et produire des réponses d’adaptation.

Il a cependant horreur – ou -se trouve carrément « en panne » face à :

– des situations imprévues, un surplus d’informations et de sollicitations auquel s’ajoutent des injonctions intempestives et supra directives, impératifs temporels d’obligation de réponses et résultats…

– des manifestations émotionnelles compulsives, négatives ou contradictoires, impossibles à gérer…

– un vécu traumatique  – en conflit avec le cadre de valeurs identitaires et humanistes inné en tout un chacun – dont le paradoxe devra être élucidé avant d’accéder à un processus de résilience possible

– un manque d’informations précises pour se projeter, rebondir, et accéder à un devenir congruent

– une absence de reconnaissance identitaire (incluant besoins, croyances et valeurs) par les pairs

– un environnement insécurisé ou absent de lien affectif et social…

 

Nous sommes tous dotés de capacités de résilience – capacités à penser nos blessures !

En revisitant – par l’imagerie mentale, l’Hypnose Ericksonienne et la PNL thérapeutique par exemple, ou par le biais de techniques de relaxation, de méditation guidée, ou encore par l’expression artistique comme nous l’enseignent et nous le transmettent tant de créatifs, musiciens et autres, les situations stressogènes, anxiogènes et/ou traumatiques vécues, sont possiblement « guérissables ». Il nous est possible à tout moment, à toute étape de notre parcours existentiel, de « désactiver » l’impact émotionnel associé à une expérience négative et de le remplacer mentalement par des représentations positives (Switch) afin de le neutraliser. Il s’agit là d’une des plus belles découvertes des neurosciences cognitives et comportementales modernes dont je ne me lasserai pas d’évoquer les bienfaits et bénéfices, à la seule condition d’avoir à faire à un expert en la matière dont l’éthique professionnelle et la déontologie sont prouvées, ou encore de trouver sa propre voie (ou voix parfois) !

Lorsque nos fonctions cognitives parviennent à donner un nouveau sens à l’expérience traumatique vécue, naît alors un processus dit de « résilience » (Cf. Boris Cyrulnik). Tout un chacun pourra en retirer l’énergie de guérison tant souhaitée. « Désolé(e) – Pardon – Merci – Je t’aime » – Ce mantra à répéter selon la philosophie du Ho’oponopono peut également suffire au principe d’auto-guérison à condition d’être pratiqué en « pleine conscience » et avec sincérité (des études scientifiques valident la démarche en question). Elle peut s’apprendre bien évidemment !

En résumé, notre mental (fonctions cognitives) a besoin de donner du sens à l’expérience (mémoire sensorielle et émotionnelle). A défaut, le stress et le burn-out s’activent en inhibant les fonctions biologiques, physiologiques, endocriniennes et cognitives régulatrices. Notre santé globale est alors gravement exposée… Prendre conscience de sa fragilité, de ses manques et besoins, c’est déjà s’engager dans une démarche thérapeutique (traduire = démarche qui fait du bien). S’ensuit une panoplie de pratiques accessibles à tout un chacun et tout un chacun doit y trouver ses propres réponses, en s’octroyant le droit d’essayer, de tester, d’évaluer, de conclure… pour aboutir à un mieux-être empreint d’amour, de respect de soi et des autres !

 

Clin d’oeil musical en hommage à la Famille Chedid pour conclure cet article, à déguster sans modération !!

« On ne dit jamais assez aux gens qu’on aime, par peur de les gêner qu’on les aime…

… La vie, la vie serait d’un sombre… sans vous tous autour.

… Qu’il y a-t-il de plus important, la raison ou les sentiments ?

On ne dit jamais assez aux gens qu’on aime, on leur dit jamais assez qu’on les aime. Je vous aime. »