Le temps est arrivé d’investir dans une qualité de communication. Savoir décoder ce qui active telle forme de pensée ou d’agissement, chez soi, chez les autres, apporte le bénéfice d’un précieux apaisement. L’effet « anti-stress » est garanti doublé d’un effet assurément thérapeutique en nous sortant de l’impasse de la victimisation.

Il est bien connu que la santé mentale d’un individu dépend de sa liberté d’être et de se dire et qu’il n’est rien de pire que d’avoir à « se subir » ou à « subir les autres » !

Longtemps réservées à une élite intellectuelle, scientifique, politique, managériale, les approches cognitives et comportementales principalement issues des travaux de l’École de Palo Alto et de la PNL (Programmation Neuro-Linguistique) sont aujourd’hui facilement accessibles à tous. Au-delà d’un éclairage opportun en terme de conscience de soi, elles profitent aux démarches de médiation et résolution de situations conflictuelles ainsi qu’à une meilleure compréhension des enjeux émotionnels et identitaires investis dans tout échange relationnel. Apprendre pour comprendre, se poser les « bonnes questions », prendre de la distance, s’écouter, mesurer l’impact des mots, maîtriser ses émotions, se fixer des objectifs réalistes, vivre mieux avec soi-même pour vivre mieux avec les autres, l’invitation est lancée !

Conflits de besoins, de croyances, de valeurs… et la com’ fout le camp !

L’origine étymologique du mot « communication » (du latin communicare : mettre en commun, partager) désigne le contenu de ce qui est communiqué et partagé… à la différence de l’information qui, elle se diffuse sans qu’il y ait nécessairement compréhension, intégration et partage. Pour autant, sans information, pas de communication… d’où l’importance du « dire« , du « savoir dire » et du « savoir se dire » ! Pour mesurer la qualité d’une communication bénéfique, pour soi, pour les autres, il est fondamental de comprendre que l’individu produit des pensées et des comportements selon 3 leviers identitaires distincts, parfois associés ou confondus, exprimés en termes de : besoins, croyances et valeurs.

Concernant les BESOINS, je vous invite à découvrir ou redécouvrir les travaux d’Abraham MASLOW avec sa pyramide des besoins et la théorie de la motivation élaborée dans les années 1940. Cet éminent psychologue aura principalement démontré l’interaction existante dans la satisfaction des besoins de tout individu selon une chronologie à la fois séquentielle et systémique, allant des besoins de survie jusqu’aux besoins d’accomplissement.

Partant des besoins physiologiques, l’étape suivante concerne la satisfaction des besoins de sécurité matérielle (avoir un toit, avoir un emploi, assumer ses charges et responsabilités), puis de sécurité psychoaffective (appartenir à un collectif -couple, famille, entreprise, réseaux…) pour construire des liens humains et nourrir les besoins d’affect et d’appartenance, tant dans la vie personnelle que professionnelle.

Arrivent ensuite les besoins identitaires en terme d’estime de soi, alimentés de rétro-témoignages (feed-back en anglais) de la part de l’entourage, tant familial, amical que professionnel. Là encore, les marques d’encouragement, les formulations positives ont un pouvoir de réassurance fondamentale, véritable levier de motivation, moteur de créativité et de combativité. Il est bon de rappeler que l’estime de soi peut s’autoalimenter d’un travail en croissance personnelle (connaissance de soi) dont l’un des précieux avantages est de nous débarrasser de l’attente, parfois désespérée, de témoignages émanant des autres !

Au top de la pyramide des besoins, à savoir à l’étage ultime de satisfaction, arrivent les besoins d’accomplissement de soi et forcément, de l’intégration consciente du sens de la mission que l’on accorde à son passage terrestre !

L’efficacité de la théorie de MASLOW est toujours d’actualité. Son excellence tient dans le fait de la démonstration d’une mécanique systémique : « Tant qu’un besoin reste insatisfait, l’individu ne peut pleinement mobiliser ses ressources pour atteindre la satisfaction de ses autres besoins ». Nous aurons  compris l’intérêt de la hiérarchisation des besoins qui anime nos comportements avant d’aller plus loin !

Concernant les CROYANCES, elles n’ont rien à voir ici avec la religion ! En approches cognitives, il s’agit des pensées et comportements acquis et modélisés depuis la tendre enfance, puis appris tout au long d’un vécu personnel. Je vous propose de les aborder en nous référant aux enseignements de la neurosémantique et en particulier des travaux de Robert DILTS et ses célèbres niveaux logiques.

Nous le savons bien : « La logique des uns n’est pas la logique des autres ! ».

Nous disposons tous, en effet, de niveaux logiques différents pour intégrer et assimiler les paramètres de nos contextes environnementaux et expérientiels. Lorsque nous communiquons sur nos croyances, ce sont nos niveaux logiques qui s’expriment, selon des processus psycho-socio-émotionnels évocateurs de notre structure identitaire. Cela explique qu’un échange de communication soit tout à la fois enrichissant, éprouvant et possiblement déstabilisant, car il s’agit de « faire avec » les niveaux logiques de notre interlocuteur… et ils peuvent être bien différents des nôtres !

Rappelons encore que notre structure mentale (le cortex – zone de conscience) conditionne nos capacités à utiliser les fruits de nos expériences existentielles.

Chacun utilise son « mental » à sa manière Certains individus profitent de leurs expériences négatives pour se remettre en question et adopter de nouvelles stratégies de communication, tandis que d’autres reproduisent les comportements acquis sans tenir compte des expériences et de leur enseignement en terme d’évolution constructive !  L’expression : « C’est comme ça que je suis, je ne changerai pas » en est l’expression la plus communément formulée.

Plus édifiant encore… Les croyances conditionnent notre champ des possibles !

Nos modes de pensées, qui ne sont autres que cumuls de croyances et niveaux logiques, conditionnent nos actes. Les progrès des neurosciences nous alimentent à ce propos et les résultats obtenus dans le domaine des recherches sur l’interaction « homme-machine » sont probants et démontrés : la pensée a un pouvoir !

Concernant les VALEURS, il s’agit là de fondamentaux identitaires et existentiels. On les retrouve dans la fameuse question du « Qui suis-je ? » ou mieux , dans l’affirmation d’un « Moi, je suis ». Robert DILTS, toujours lui, les classifie au niveau 4 de notre système de valeurs (niveau de conscience le plus élevé).

Il s’agit cette fois du sens accordé à nos décisions, choix, comportements, et aspirations… D’ordre purement égotique ou encore teintées d’empathie et d’altruisme, nos valeurs sous-tendent la trame de nos trajectoires de vie ! Certains renoncent à leurs propres valeurs pour adhérer à celles d’autrui, alors que d’autres les servent mordicus et les imposent aux autres sans l’ombre d’un doute les considérant comme meilleures…  D’autres encore ignorent même que leurs agissements dépendent de leur système de valeurs, et d’autres enfin sont au clair avec elles et les partagent afin de vivre en harmonie.

Selon Dilts, dans un système de valeurs, existent les notions :

  • d’équité : répartition entre obligations et devoirs, en terme de responsabilité individuelle et collective.
  • de comportements (manière d’agir envers soi, envers les autres) et leur manifestation de congruence : « Je suis en accord avec moi-même dans mes actes et pensées », ou d’incongruence : « Je suis en contradiction avec moi-même dans mes actes et pensées. »
  • d’identité : notion de soi, affirmation de soi (assertivité). « Mieux je me connais, au mieux je suis au clair avec mon système de valeurs et au mieux je le partage en communiquant avec mon entourage. »
  • de spiritualité : « Le sens que je donne à ma vie, en pleine conscience, avec une notion maîtrisée de mes actes et engagements, et surtout de la temporalité de mon passage terrestre pour m’accomplir. »

 

Et la communication dans tout ça ?

Et le stress dans tout ça ?

 

Lorsque nous vivons des conflits de besoins, la communication en souffre et le stress s’installe !

Lorsque nous vivons des conflits de croyances, la communication en souffre et le stress s’installe !

Lorsque nous vivons des conflits de valeurs, la communication s’avère impossible et le stress traduit alors une palette de sentiments dont les plus connus sont le dépit, la frustration, la colère et l’épuisement !

 

Communiquer consiste donc à accepter nos différences et à les respecter, pour les exprimer en termes de besoins, croyances et valeurs. Le stress (syndrome général d’adaptation) naît de cette difficulté à communiquer, et avant cela, à s’accepter et s’aimer pour mieux accepter et aimer les autres !

  

Je vous invite au partage de ce visionnage, sans commentaire ni stress…

Le succès mondial de Amma va sans besoin, ni croyance, grâce à la seule valeur qu’elle sert : l’amour.